Fédération Française de Judo et Disciplines Associées

Le Judo en France

La première démonstration du Judo en France date de 1889 avec l’arrivée à Marseille et le voyage en Europe de Jigoro Kano lui-même. Nous ne possédons pas de détails sur l’accueil réservé cette année là au Judo, les livres, japonais consacrés à la vie de Kano ne comportant aucune précision sur cette visite. Aucune trace non plus dans les journaux sportifs français de l’époque.
Le premier club de Judo ouvert en Europe est celui de l’École Japonaise d’Oxford Street à Londres. Il s’agissait plus d’une salle d’entraînement consacrée à la défense, japonaise qu’à un dojo tel que nous le concevons aujourd’hui. De jeunes japonais, voyageurs ou aventuriers, enseignaient une technique sportive proche de la self-défense, avec comme base les premières techniques de J. Kano. Le « Ju-Jitsu » européen était né.

Deux français s’inscrivent aux cours et étudient sérieusement : Jean Joseph Renaud et Ernest Régnier dit Ré-Nié. Ce dernier ouvre en 1904 une salle à Paris, rue de Ponthieu, et commence l’enseignement des nouvelles formes de défense.

Ce club devient rapidement le lieu de rencontre des fanatiques de l’Extrême-Orient. En pratiquant rue de Ponthieu, les élèves espèrent découvrir des secrets et des mystères que Ré-Nié conserve pour lui. Il ne forme pas d’élève, préférant rechercher la gloire personnelle dans des rencontres avec des lutteurs et boxeurs. Le succès du ju-jutsu de Ré-Nié allait grandissant, au fur et à mesure des victoires qu’il accumulait à l’issue de défis spectaculaires, jusqu’au jour où il succomba devant le champion du monde de lutte, le russe Ivan PADOUBNY. Les amateurs de sport de combat se détournèrent aussitôt de l’efficacité du Ju-jitsu.

Le premier « vrai » judoka français fut l’enseigne de vaisseau Le Prieur. Envoyé au Japon par le Ministère de la Marine Nationale en 1903, cet homme, passionné de sports de combat, étudie pendant plus de deux ans toutes les techniques de défense. Il pratique d’abord le Ju-Jitsu dans des petites salles où il est le seul étranger. Peu après, Le Prieur est initié au Judo par J. Kano et S. Yokoyame. Il s’entraîne au Kodokan et apprend la langue japonaise. Sa thèse de fin d’études est consacrée à la traduction d’un livre sur le Judo, livre remarquable et aujourd’hui introuvable.

A son retour en France, Le Prieur abandonne le Judo faute de partenaire judoka. Ré-Nié est oublié. Un dernier amateur, le professeur Gasquet, tente d’enseigner une méthode sérieuse. Il doit renoncer. Pendant plus de 10 ans les défenses orientales n’ont pas d’animateur.

Il faut attendre 1924 pour assister à une nouvelle tentative d’implantation du Judo en France, avec l’arrivée de K. Ishiguro, 5ème Dan du Kodokan. Il vient rejoindre dans la capitale H. Aida qui enseigne depuis peu le Ju-Jitsu au Sporting-Club. K. Ishiguro installe un petit dojo de 10 m² près de l’Observatoire et s’entraîne avec ses amis japonais. Il reste en Europe plus de 10 ans, formant quelques élèves français, sans réussir à implanter sérieusement un sport dans lequel il ne cherche que des satisfactions matérielles.

En 1935 le vrai Judo est déjà connu dans tous les pays d’Europe. La France l’ignore encore. Il va pénétrer chez nous par des voies différentes, grâce à deux pratiquants qui s’opposeront vite mais marqueront par leur personnalité : M. Feldenkrais et M. Kawaishi.

M. Feldenkrais qui a étudié à l’étranger les techniques de J. Kano, assiste en France aux conférences que donne en 1933 le créateur du Judo. Il est encouragé par ce dernier et fonde en 1936 le Ju-Jitsu Club de France qui s’installe dans une salle mise à la disposition des pratiquants par L. Eyrolles, Directeur de l’École des Travaux Publics au 1, rue Thénard. J. Kano est Président d’honneur. Les premiers élèves sont des hommes de sciences. MM. F. Joliot-Curie, Faroux, Biquart, Bonét-Maury, etc.

D’un autre côté, quelques sportifs ont fondé sous la direction de M. Mirkin un club de Ju-Jitsu au 62, rue Beaubourg à Paris. Pour se perfectionner il font venir de Grande-Bretagne un expert japonais le 1er Octobre 1935, M. Kawaishi arrive à la gare du Nord. Une grande aventure commence.

Quelques mois après son arrivée, M. Kawaishi crée son propre dojo dans la même salle, le Club Franco-Japonais. Le premier élève, M. Cottereau, est un jeune boulanger qui, 4 ans plus tard, sera le premier Français à obtenir la Ceinture Noire. Autre élève des débuts, Jean de Herdt, âgé de 12 ans, qui deviendra célèbre quelques années plus tard.

M. Feldenkrais et les rares adeptes du Judo se rendent souvent rue Beaubourg. M. Kawaishi de son côté donne des leçons particulières au Ju-Jitsu Club de France. Les deux clubs se développent avec des fortunes différentes. L’élite intellectuelle de Paris afflue rue Thénard, tandis que les difficultés financières gênent le dojo de la rue Beaubourg. M. Kawaishi ferme le Club Franco-Japonais et se rend avec ses élèves dans la salle de M. Feldenkrais. La fusion des deux clubs est bientôt réalisée et M. Kawaishi prend la direction technique du nouveau Ju-Jitsu Club de France.

La déclaration de guerre stoppe le développement du Judo. M. Feldenkrais citoyen britannique doit quitter la France, J. de Herdt, H. Birnbaum, R. Sauvenière, P. Bonét-Maury pratiquent toujours et sont nommés Ceintures Noires en 1940 et 1941. Le Ju-Jitsu Club de France déménage et s’installe 10 bis. rue du Sommerard où il restera durant toute la guerre.

M. Kawaishi dirige alors seul le Judo français. Il a mis au point une méthode et un classement des mouvements dont l’étude est obligatoire. Il s’entraîne régulièrement avec ses élèves et participe à toutes les compétitions, n’hésitant pas à rencontrer en ligne les meilleurs combattants. Les premières ceintures noires ouvrent des clubs et enseignent à de nouveaux adeptes.

Le premier Championnat de France disputé le 30 Mai 1943 est un succès. Organisé par P. Bonét-Maury, il attire plus de 3.000 spectateurs à la salle Wagram à Paris. Démonstration et compétition se succèdent. J. de Herdt, vainqueur de J. Beaujean sera le premier Champion de France.

Le règne de M. Kawaishi s’affirme. Conseiller et arbitre unique, il est à cette époque plus qu’un professeur de Judo. Il distribue les grades, intervient dans la création des nouvelles salles et « dirige » au sens le plus strict du mot. Mais le Judo n’a pas encore atteint l’âge adulte quand il doit repartir au Japon. M. Kawaishi trouvera une situation bien différente fin 1943 à son retour en France.

C’est en 1946 que la Fédération française de Judo et Jujitsu est créée, présidée par Paul Bonét-Maury. Un an plus tard en 1947, le collège des ceintures noires est créé.

En 1948, on ne comptait guère plus de 100 ceintures noires. En 1974, on compte près de 20000 ceintures noires et 5000 clubs sur le territoire français. En 1998, près de 5600 clubs sont affiliés à la F.F.J.D.A. (Fédération Française de Judo et Disciplines Associées) pour un nombre total près de 552 000 licenciés, ce qui place le judo au 3ème rang des sports nationaux derrière le football et le tennis.

Parmi ces licenciés nous comptons près de : 150 000 compétiteurs, 35 000 ceintures noires, 4 000 arbitres, 8 000 enseignants Diplômés d’Etat, 4 000 arbitres, 100 cadres techniques d’Etat et fédéraux, 40 000 dirigeants, 1.000.000 m² de tatamis,. 52 centres d’entraînement de haut niveau, 2 500 judokas inscrits dans ces centres d’entraînement, 4200 compétitions départementales à internationales.

Création de l’Union Fédérale Française d’Amateurs du Judo Kodokan

Les courants d’opinion qui ont précédé la fondation de l’U.F.F.A.J.K. sont nés sans aucun doute des contacts qu prirent certains judokas avec le Budokwai de Londres, animé par le professeur Koizumi. On trouvait à cette époque, sur les tatamis du grand club londonien, Sekine, Leggett, Stevenson, et bien d’autres, qui séduisirent les judokas français par un Judo de rythme, infiniment plus dynamique que la méthode enseignée par le maître Kawaishi. Ce fut sans doute la première brèche dans le système qui avait cours en France. Celui-ci pouvait sans doute satisfaire les pratiquants de gros gabarits mais n’apportait que bien peu de réelles satisfactions aux « petits ». N’oublions pas que cette époque ignorait les catégories de poids !

Les premiers contacts avec le Judo japonais

Bien que les techniques de M. Kawaishi soient depuis 1950 à base de déséquilibre, il est difficile de les adapter aux projections telles qu’elles sont exécutées alors.

En 1950, M. Beaujean revient du Japon avec une vision personnelle de la technique, japonaise, vision qui constitue un progrès important mais ne donne pas entière satisfaction aux techniciens du Judo qui pensent maintenant à la venue d’experts du Kodokan.

Au début de l’été 1951 arrive à Paris M. Mochizuki, 6ème Dan de Judo. Il montre le Judo tel qu’il est pratiqué au Kodokan. Un désaccord l’oppose à M. Kawaishi concernant la méthode et l’oblige à quitter la France peu de temps après.

En 1953 un expert japonais Ichiro ABE, 6ème Dan, envoyé officiel du Kodokan enseigne au Shudokan de Toulouse. C’est la révélation. Un nouveau Judo apparaît. Sa réputation atteint la capitale. Jacques BELAUD, Luc LEVANNIER, Pierre ROUSSEL, André DEBARD puis Guy PELLETIER, Raymond MOREAU, Jean PUJOL, Bernard MIDAN, Georges BAUDOT, les « Kodokans » de l’époque, sont vite convaincus de la valeur du nouveau 6ème Dan et deviennent en quelques semaines les porte-paroles de son Judo. Ils se rendent souvent à Toulouse et reprennent au début leur étude des projections.

Fin 1953 à l’expiration de sa bourse, Ichiro ABE quitte Toulouse et s’installe à Bruxelles comme directeur technique de la Fédération Belge.

Durant toute cette période la différence entre la méthode Kawaishi et le Judo Kodokan est mise au grand jour. Les deux méthodes s’opposent vite. Entre elles existent des différences vitales pour certains, secondaires pour d’autres.
La création de l’U.F.F.A.J.K. venant d’un différend d’ordre technique, il est bon de donner ici un aperçu des deux méthodes.

L’affrontement des méthodes

La méthode Kawaishi vis à vis du Judo du Japon et des autres nations, se caractérise par plusieurs points très nets.

L’enseignement est intuitif presque uniquement composé de combats quoique depuis 1950 on tend à étudier un peu en répétitions. Cet enseignement est proche de celui du vieux Ju-.litsu ou l’élève devait redécouvrir seul toute la technique au travers des brefs conseils du maître.

Le mode de classification des techniques est clair mais l’ordre est différent de celui habituellement adopté au japon. Cette classification a donné naissance à un numérotage des techniques.

Le nombre de mouvements est considérable pour l’examen de la Ceinture Noire. De plus, certaines techniques sont interdites dans la pratique du Judo au Japon. Le plaisir de connaître un grand nombre de prises, élément indiscutable sur le plan intérêt commercial auprès de l’élève est obtenu au détriment d’une étude de mouvements de base. Au point de vue combat réel, cette variété peut être utile car elle est très proche du Ju-Jitsu. Ce n’était pas le Judo, inventé et perfectionné au Kodokan.

Les techniques fixées, selon le point de vue de M. Kawaishi sont différentes de celles du Japon; M. Kawaishi enseigne tous les mouvements en entrant d’abord le pied gauche puis le pied droit en mouvement « tournant » ou « en cercle ». Le Judo Kodokan enseigne le classique pied droit, pied gauche. Si les techniques en tournant sont efficaces elles demandent un haut degré de technique et de vitesse pivotante que ne possèdent que peu de pratiquants et encore moins les débutants.

L’entraînement particulier de la méthode Kawaishi est composé de « randori souples ».  »randori spécial » et « randori compétition ». Il existait dans les premiers temps du Judo des entraînements à peu près semblables aux deux premiers. Ils ont été complètement abandonnés au Japon pour des entraînements plus profitables. Le randori souple et spécial donnant à l’élève une agréable illusion qui peut être un élément pour le retenir au Dojo. Il en est de même pour les grades inférieurs de ceintures de couleurs.

La méthode Kawaishi permettait d’enseigner avec un minimum de technique et d’activité, mais la technique restait extrêmement rudimentaire et différente de celle du Japon surtout au point de vue état d’esprit. Trop de mouvements nuisent à la qualité. Le manque de base a donné un Judo désordonné et parfois brutal tout en n’étant pas aussi incisif que le Judo japonais.

Au Japon, un seul Judo

Au Japon il n’y a qu’un seul Judo, celui du Kodokan. Il se caractérise par plusieurs points :

L’enseignement est avant tout scientifique et déductif. Les mouvements sont enseignés avec précision tels qu’ils ont été mis au point par 70 ans de recherches et de façon à être efficaces au maximum, tout en donnant à l’élève la forme du corps. Les mouvements sont enseignés en action presque jamais statique.

Le tableau de classification est clair et repose sur le GOKYO qui n’a qu’un intérêt d’ensemble. L’ordre est différent de celui de M. Kawaishi et tient compte d’une progression. Peu de mouvements sont enseignés : les plus éducatifs et les plus efficaces, d’où une parfaite possession de ces projections avec toutes leurs finesses au bénéfice de l’application en combat et de l’attitude générale. C’est ce qui a fait dire à M. Bonét-Maury que le Judo japonais est plus simple et plus lié.

La technique du Judo Kodokan est précise. Chaque mouvement, pour un débutant, est enseigné avec clarté et précision. Au fur et à mesure de l’évolution du débutant, on enseigne toutes les formes de ce mouvement mais en insistant toujours sur la forme la plus éducative. ainsi on arrive à modeler le corps de l’élève pour la pratique du Judo. On lui donne une forme de corps qui lui permet petit à petit d’attaquer et d’esquiver aussi bien à droite qu’à gauche. L’entraînement du Judo Kodokan comprend, outre les exercices préparatoires de développement physique et les éducatifs, qui n’existent pas dans la méthode Kawaishi, des façons d’obtenir la forme de corps, base du Judo. Ils comprennent le Yaku soku Geiko, le Kakari Geiko, Uchi Komi, Randori et Shiai. A chacun de ces exercices correspond un état d’esprit.

La pratique du Judo Kodokan est agréable, c’est une voie considérée depuis la dernière guerre comme un sport. Au Japon, on ne considère absolument pas le Judo comme un moyen de défense et au Kodokan on répugne de plus en plus à étudier les moyens de défense.

Les adeptes de l’envoyé officiel du Kodokan, Ichiro Abe, ne tardent pas à se réunir dans un même groupe. pour préserver l’esprit et la technique du Kodokan. Le 8 Octobre 1954 est officiellement créée l’ U.F.F.A.J.K. La situation est ambiguë car les membres de l’ U.F.F.A.J.K. n’ont pas démissionné de la F.F.J.J. et cette dernière ne les a ni exclus ni suspendus, malgré les menaces.

Évolution de la F.F.J.D.A.

C’est le 29 Février 1956 que le Jude français retrouve son unité. Sous la présidence de Monsieur le Sénateur Lamousse une importante réunion tenue au Racing-club de France aboutit à la signature d’un protocole d’accord entre la Fédération. Française de Judo et de Ju-Jitsu et la Fédération Française des Amateurs du Judo Kodokan. Tous les responsables des 2 fédérations, tous les experts du moment, les champions et animateurs des deux tendances sont présents.

Cette réunion voit la création de la Fédération Francise de Judo et Disciplines Assimilées (F.F.J.D.A. composée par moitié de représentants des 2 organismes existant jusqu’à ce jour. Monsieur de Rocca-Serra est élu Président de la nouvelle Fédération. Des décisions sont prises qui bouleversent l’organisation du Judo et provoquent la rupture avec le Collège des Ceintures Noires. Cinq mois plus tard, lors de la mise en place définitive de la F.F.J.D.A. Monsieur Pimentel est porté à la présidence, grâce aux voix du bloc Kodokan. Une nouvelle époque commence pour le Judo français.

Les années suivantes sont consacrées à l’implantation d’une puissante machine fédérale. En 1957 des protocoles d’accord sont signés avec la Fédération du Scoutisme Français et la Fédération Sportive de France. En 1958 sont créées avec le journal l’Équipe les premières « Médailles et Ceintures de l’Équipe » et en 1959 le Judo est classé parmi les activités sportives militaires obligatoires.

Le décret fixant les contributions d’attribution du diplôme de professeur est publié en 199 et à la fin de la même année un arrêté du Haut Commissaire à la Jeunesse et aux Sports crée le diplôme par équivalence de titres.

Des passages de grades pour les Ceintures Noires 2ème, 3ème et 4ème Dan sont organisés régulièrement, à Paris et dans les ligues de province. Le Judo se décentralise et se prépare à ce qui sera la grande réussite des années 60 : l’organisation des Championnats du Monde.

C’est en 1961 que la France met sur pied les premiers championnats du monde qui se déroulent en dehors du Japon. La Fédération organise seule les compétitions et Monsieur Pimentel obtient à cette occasion un grand succès personnel. Les compétitions se déroulent devant un vaste public et pour la première fois le Judo et en bonne place à la première page des journaux, à la radio et à la télévision.

Le nouveau Comité Directeur de le F.F.J.D.A. élu en 1961 porte à sa présidence C. Collard.. en remplacement de M. Pimentel qui ne se représente pas. Sous cette nouvelle direction, la Fédération va connaître un large développement sportif. Pendant plusieurs années l’accent est mis sur le côté physique du Judo et le « mental » est un peu oublié, trop pour beaucoup de professeurs. Cet entraînement sportif en profondeur n’apporte pas les résultats espérés sur le plan international. Aucun champion ne succède à Courtine et Pariset qui ont dominé le Judo européen pendant près de 10 ans.

Mais le Judo bénéficie maintenant de l’appui total de la Direction Générale des Sports. C. Collard obtient des subventions officielles qui permettent la mise en place de structures calquées sur celles d’autres grandes fédérations. II se bat pour la création d’une École de Cadres qui doit fournir au Judo des professeurs qualifiés.

En 1964 un protocole d’accord est signé avec l’Union Française des œuvres Laïques d’Éducation Physique. La F.FJ.D.A. met au point le système des cinq catégories de poids, classification qui sera adoptée par l’Union Européenne, puis par la Fédération Internationale.

Le cap des 100.000 licenciés est franchi en 1967, celui des 300.000 en 1974 et le Judo devient le 3ème sport français par le nombre des pratiquants. Après le Japon, c’est en France qu’il y a le plus de judokas. Par son influence notre pays occupe la première place en Europe, même si les résultats des compétitions internationales ne nous placent qu’en 3ème ou 4ème position.

Une nouvelle réorganisation intervient en 1967. M. Pfeifer qui accède la présidence fait appel à des hommes nouveaux pour diriger l’équipe de France. Un « trio » est constitué avec H. Pariset comme entraîneurs et sélectionneurs, M. Gruel comme coach. Ces hommes, anciens champions écoutés, redonnent un « esprit » au Judo et effectuent un immense travail pour lier technique et compétition. Le titre européen par équipe obtenu en Mai 1968, le premier depuis 6 ans, vient récompenser leurs efforts.

Sous la direction successive de M. Pimentel, C. Collard, G. Pfeifer, 3 hommes au tempérament différent mais dévoués sans limite au développement du Judo, notre sport a effectué un prodigieux bond en avant. Les solides structures de la F.F.J.D.A. leur doivent beaucoup.

© Sources : Georges BAUDOT CN 7 Dan – École des Cadres de Lyon
© Sources : FFJDA

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